Dans la journée du 4 septembre dernier, Mme Leroux-Cassard qui demeure à Lorient, rue du Port, n° 80, a trouvé en rentrant chez elle, vers 4 heures du soir, la porte de son appartement grande ouverte et forcée.Une partie de la serrure avait été arrachée et se trouvait à terre.
En entrant dans sa chambre à coucher, Mme Leroux aperçut la porte de son armoire à glace ouverte, la serrure en était fracturée : un coffret en fer contenant toute sa fortune en titres et valeurs diverses en avait disparu.
Les soupçons s’étant portés sur un nommé Ganichon, journalier au port et ami du mari de la domestique de Mme Leroux, une perquisition faite chez lui amena la découverte de certains objets dont Mme Leroux avait constaté la disparition. Ganichon avoué avoir jeté le coffret vide dans le bassin du port de commerce, où il fut en effet trouvé.
L’acte d’accusation reprochait encore à Ganichon un vol commis avec effraction dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier dans l’épicerie Legrand-Conan, 23, rue des Fontaines.
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Ganichon, reconnu coupable des vols qui lui étaient reprochés, a été condamné à huit ans de travaux forcés et à l’interdiction de ne jamais séjourner en France.
- L’Avenir de Bretagne, 9 décembre 1887
